Un habitat confotable et SAIN
Politiques publiques, pollution atmosphérique et santé :
poursuivre la réduction des risques de juin 2000
Gestion de la qualité de l’air et de ses effets sanitaires
La pollution dans les locaux : l’habitat (Rapport au ministre)
Le dispositif haute qualité environnementale (HQE)
Les bâtiments sont créés pour y vivre. Leur construction doit garantir les occupants contre les agressions de l’environnement extérieur et créer un environnement intérieur qui les satisfasse. Comme l’a définie l’association Haute Qualité Environnementale "la qualité environnementale d’un bâtiment correspond aux caractéristiques du bâtiment, de ses équipements (en produit et en services) et du reste de la parcelle de l’opération de construction qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire les besoins de maîtrise des impacts sur l’environnement extérieur et de création d’un environnement intérieur confortable et sain".
Le confort hygrothermique doit permettre d’éviter le dessèchement des muqueuses ou la sensation d’étouffement par excès d’humidité. L’humidité relative de l’air doit être comprise entre 40 à 50 %. L’humidité de l’air, sa condensation sur les faces intérieures des parois exposées à l’air extérieur peuvent provoquer la dégradation de l’enveloppe des bâtiments et détruire les isolants. En outre, elles peuvent favoriser le développement de moisissures. Compte tenu des niveaux d’isolation pratiqués en France, cette maîtrise de l’humidité peut être assurée par ventilation. L’utilisation d’un système de climatisation peu consommateur en énergie est nécessaire.
Les risques pour la santé peuvent être gérés par une maîtrise des sources polluantes et par une ventilation qui puisse garantir un renouvellement d’air non pollué.
Deux possibilités de gestion du problème sont possibles :
a) Les murs périphériques sont protégés de toute entrée d’humidité par un pare-vapeur étanche qui conserve celle-ci à l’intérieur de l’habitat comme à l’intérieur d’un bocal. Cette humidité devra être extraite par une VMC puissante.
b) le choix des matériaux des murs périphériques autorise une perméabilité à la vapeur d’eau qui pénètre à l’intérieur mais cette humidité est freinée par un frein vapeur puis absorbée vers l’extérieur plus vite qu’elle n’est entrée par une dépression générée par un panneau de contreventement étanche sur sa partie externe.
La circulation se fait par différentiel de pression intérieur - extérieur.
les structures internes ainsi que les composants isolants sont asséchés
par une ventilation naturelle. La maison respire !
Le même procédé est utilisé en toiture .
Le travail de la VMC est considérablement allégé
et Le confort hygrothermique favorisé.
Il faut être clair sur un point . Une maison passive doit être la plus compacte
possible , ce qui induit souvent une architecture qui en rebute plus d'un
avec une disposition des pièces ordonnée autour du système de chauffage.
Dans l'absolu, une telle maison ne devrait pas avoir recours à un chauffage
utilisant les énergies fossiles, ni l'énergie électrique , ni même avoir recours
aux pompes à chaleur.
Seules les isolations et la capacité de la construction à recueillir des calories
sans les rendre permettent de capturer une énergie gratuite.
Nous ne construisons pas de maisons passives , mais avec l'utilisation
de matériaux performants , naturels , nous apportons un soin particulier
à la conception et à la réalisation afin de proposer un habitat confortable, sain,
conforme à son environnement et dépensant le moins d'énergie possible .



